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C’est désormais chose faite! Les deux panneaux solaires dédiés à l’alimentation du nouvel équipement de monitoring des gaz à effet de serre sont en place à bord de Fleur de Passion. Acheminés de France jusqu’à Cebu fin 2017, ils ont été posés par l’équipage début janvier tandis que le voilier naviguait dans les Visayas, la région centre des Philippines. Et précisément au-dessus de la timonerie et du poste de barre, un endroit particulièrement exposé y compris quand le tau de protection du pont est déployé pour se protéger de la chaleur. Les panneaux, eux, ne sont donc jamais couverts et peuvent donner à plein régime. Ainsi l’analyseur de méthane et de dioxyde de carbone du programme The Winds of Change lancé en partenariat avec le Département F.-A. Forel de l’Université de Genève, installé quant à lui dans l’espace de stockage sous le pont à l’arrière du bateau, est-il totalement autonome en termes d’alimentation électrique, ce qui était l’objectif visé.

Belle reprise par les médias romands du lancement du nouveau programme scientifique The Winds of Change sur les gaz à effet de serre en partenariat avec l’Université de Genève, suite à la conférence de presse organisée le 20 décembre à Mactan aux Philippines en présence de Daniel McGinnis, chef du Groupe de physique aquatique du Département F.-A. Forel.
Le quotidien Le Temps avait donné le ton fin novembre, faisant même sa une du projet. Tous les autres titres de la presse ne s’y sont pas trompés non plus, qui on vu là une initiative peu banale de la société civile suisse - en l’occurence genevoise - en matière environnementale. En voici la compilation (cliquez sur le nom du média pour lire l'article):
Le Temps, 23 novembre 2017
Tribune de Genève
24 Heures
Le Matin
Swissinfo
20 Minutes
Le Nouvelliste
La Liberté
Radio Fréquence Jura
Outre la presse philippine elle-même qui a largement relayé plus généralement l’arrivée de l’expédition dans le pays (voir la compilation ici), deux autres reprises assez significatives sont à noter:
Sur un site de référence dédié aux océans, Oceanhub.com
Et sur le site du Ministère français de la transition écologique.

Et question corollaire, le célèbre navigateur portugais découvreur du non moins célèbre détroit éponyme, aurait-il par hasard perdu la gauche quelque part au large des Philippines? On serait - ironiquement - tenté de se poser la question à la vue des résultats du 128e prélèvement d’eau de surface réalisé le 1er décembre 2017 à proximité de Palau dans le cadre du programme Micromégas sur la pollution plastique mené en partenariat avec l’associaient Oceaneye. Capturée dans le filet qui sert normalement à filtrer des micro-particules, c’est bien une tongue gauche bleue qui a été remontée à bord par l’équipage ahuri. Comme les autres, cet échantillon a été conditionné pour être envoyé à Genève pour analyse. Pas sûr qu’un microscope soit nécessaire, cela dit. En attendant, on ne peut songer à symbole plus trivial de la quantité et de la « qualité »  des déchets plastiques qui flottent à la surface des océans et polluent jusqu’aux tréfonds des mers. Dans cette région du monde en particulier.